Cristiano Ronaldo, l’âge de raison

Publié le par tiph

"Je n'ai jamais vu un garçon de son âge avoir un tel niveau de talent. Sur le plan technique, physique, dans sa gestuelle, en match comme à l'entraînement il est incroyable. Il a tous les atouts pour dominer le football dans les dix prochaines années". Le compliment est signé Carlos Queiroz, l'adjoint de Sir Alex Ferguson à Manchester United. La cible de ces éloges ? Cristiano Ronaldo, milieu offensif des Red Devils et international portugais, 22 ans depuis le 5 février.
Jusqu'à présent, l'enfant de Funchal a suivi une progression fulgurante : entrée au centre de formation du Sporting Portugal à l'âge de onze ans, débuts en première division portugaise et en Ligue des champions (contre l'Inter Milan) à 17 ans, un but pour ses débuts internationaux à 18 ans et la même année un transfert à Manchester United pour la somme record de 22,2 millions d'euros. Un vrai conte de fées.

Sir Alex est déjà tellement sur de son coup qu'il offre à sa nouvelle recrue le mythique numéro 7, symbole des joueurs ayant marqué l'histoire du club à l'image de David Beckham, Eric Cantona, George Best ou Bryan Robson. Mais il en faut plus pour déstabiliser le jeune prodige, les seuls problèmes rencontrés étant davantage d'ordre pratique. "Le plus dur a été de m'habituer à la nourriture et au climat", confie un Cristiano Ronaldo qui découvre la vie outre-Manche mais ne doute de rien lorsqu'il foule les terrains.

Sous le maillot de l'équipe nationale, le constat est le même : il confirme son formidable potentiel offensif à chaque sortie. A l'Euro 2004 disputé sur ses terres, il s'affirme comme l'un des joueurs les plus doués de la génération montante du Vieux Continent en marquant deux buts et en faisant admirer son audace et son sens du dribble.

"Je suis devenu adulte"
Seule ombre au tableau, son attitude sur le terrain prête parfois à discussion. On lui reproche son côté provocateur et une propension à se laisser tomber pour faire sanctionner son adversaire ou obtenir un penalty.

"N'oubliez pas que j'évolue à un poste exposé. Sur mon aile je suis obligé d'aller défier mon adversaire direct que je dois éliminer. Moi, j'adore ce type d'action. C'est naturel chez moi de dribler. Mais, je ne cherche pas du tout à provoquer mon adversaire. C'est mon jeu", se défend la nouvelle étoile du football lusitanien.
Finalement, à la suite d'une polémique née lors du quart de finale Angleterre - Portugal de la dernière Coupe du Monde, Ronaldo a compris qu'il lui fallait mettre un peu d'eau dans son Porto. "J'ai appris beaucoup de choses à l'occasion des matches couperets de la coupe du monde. Comme l'a dit Arsène Wenger, je suis devenu adulte sans m'en rendre compte. Ce qui est certain c'est que je suis plus calme, peut-être moins impétueux mais beaucoup plus lucide."

"Avant, j'avais peut être tendance a conserver un peu trop le ballon. Maintenant, je suis très attentif à ce genre de situation", explique le milieu offensif mancunien qui à d'ores et déjà battu tous ses records cette saison avec 15 buts à son compteur.

Garder la tête froide
Conscient de l'importance de son entourage dans sa progression constante, le Portugais ne manque jamais de souligner qu'il a eu la chance d'être toujours parfaitement encadré que ce soit à 16 ans au Sporting Portugal avec le Roumain Laszlo Bölöni, puis avec l'équipe nationale sous la houlette de Luiz Felipe Scolari et enfin à Manchester où il est pris en main par son compatriote Carlos Queiroz et le très paternel Sir Alex.
Buteur, passeur, dribbleur, l'international portugais est dans tous les bons coups de la meilleure attaque de Premier League (63 buts !). Mais l'ailier mancunien sait qu'il peut encore mieux faire : "J'ai encore une bonne marge de progression, notamment dans les actions dans l'axe face au but". De bon augure pour les hommes d'Alex Ferguson, en tête du championnat et vainqueur à l'extérieur face à Lille (1:0) au match aller en huitième de finale de la Ligue des champions.

Mais toute médaille a son revers. Les performances du Mancunien ont logiquement attiré la convoitise d'autres grands clubs européens, notamment en Espagne. Mais Cristiano garde la tête froide et ne veut surtout pas se prononcer sur son avenir alors que la valse des millions autour de lui (on parle de 60 millions d'euros) est de plus en plus tourbillonnante. Il suffit de le voir balle au pied sur la pelouse d'Old Trafford pour comprendre que son unique objectif est d'emmener les Red Devils sur le toit de l'Europe.

source: www..camer-sport.be

Publié dans www.cristiano.ronaldo

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